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Du 21 mars au 9 avril 2006
Tous les jours de 11h à 20h
Dimanche de 14h à 20h

Femme sans tête 2005 acrylique sur toile 130X97
Cet autodidacte ayant néanmoins grandi dans un environnement d’artistes peintres, sculpteurs et musiciens, passe son enfance dans le Sud de la France où sa famille, originaire de Pologne, c’est installée dans les années 30, adoptant cette culture d’un sud prècis, celui de Camargue. Là où taureaux et chevaux partagent le quotidien, où la musique est gitane ou fanfare, où réussir une fête est aussi important que de décrocher un diplôme.
Yash a grandit là, dans la lumière du sud, entre Nîmes et Uzès , l’atelier du père, les vignobles du haut-Gard, les plages du delta du Rhône.
Depuis toujours il déssine.
Il fait des études à l’atelier Met de Penningen (ESAG) à Paris, devient graphiste dans la publicité. Il déssine, peint sans cesse.
En 1992, à 25 ans, il décide de ne vivre que de sa peinture, et commence par relever le pari insensé (financée par des souscripteurs privés) de se lancer dans un “marathon-peinture” et peindre 100 toiles en un mois.
Le rythme intense qu’il s’impose l’oblige à oublier les théories et apprentissages pour laisser libre cours à sa spontanéité et exprimer ainsi mieux son expérience propre et sa personnalité.
Bouillonnant et créatif, il veut exposer, mais sans agent ni galerie, il imagine la
série d’expos “bails à céder” où il investit pour quelque jours des locaux désaffectés (hangars, boutiques en cessation de bail). Il peint de mémoire, sans référant photo, jouant des ombres et des lumières, nous invitant à des perspectives si personnelles qu’on se demande si, le temps de l’inspiration, il ne devient pas oiseau...
“J’aime bien tordre le coup à la perspective, donner le vertige en faisant se pencher les têtes, s’étirer les cous, s’écarquiller les yeux. La lumière est mon principal sujet:
mon abstraction se situe là, puisque je fais du figuratif.”
Constructions rigoureuses, maîtrise du clair-obscur, plongées, contre-plongée, angles inédits, la vision de Yash emprunte au cinéma ses techniques, sans user de l’hyperréalisme de l’image.
Les traits de ses personnages sont suggérés, parfois absents, pourtant on les reconnaît à leur dégaine, aux attitudes familières que chaque situation entraîne.
Car si le Sud est son inspiration essentielle, elle n’est pas unique, et sa vision des villes nous entraîne dans d’autres lumières, d’autres constructions que ce peintre sensuel nous donne à ressentir.
Alors, il suffit de regarder...
  
Sans titres - 2005 - acryliques sur toile - 100x81 / 81x65
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