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Exposition Peinture, Installation & Créatures
Du 6 au 11 mars 2007 de 11h à 20h
Vernissage le jeudi 8 mars à partir de 18h30
Dominique Moreau - Sophie Adde - Isabelle Bossé - Véronique Lafont - Isabelle Hervé |
L’ exposition “PASSAGES” met en scène une rencontre de cinq personnalités féminines créatrices très différentes. L’assemblage de ces énergies complémentaires propose des moments distincts de leurs parcours, travaux et existences.
Depuis longtemps déjà, le chemin de ces jeunes femmes se croisait, jusqu’à trouver le juste moment et l’endroit idéal pour allier leurs travaux. La belle configuration de l’espace Beaurepaire implique la notion de trajet, de déplacement et de déambulation nonchalante, qui inscrit l’idée du passage.
Passage d’un univers à un autre, de l’entrée de la galerie jusqu’à la dernière salle au fond, où les gens sont invités au cheminement et à la découverte . L’enthousiasme et l’optimisme se trouvent multipliés par 5, proposant au spectateur toute une palette d’émotions et de factures différentes, passant des “légumes fantômes” de Dominique Moreau aux “créatures consolantes” en tissu de Véronique Lafont, des couleurs chatoyantes d’Isabelle Bossé et de Sophie Adde, aux “belles assises” d’Isabelle Hervé . |
Un article parlait de la mémoire des forêts, mémoire
de la terre…
Il expliquait que des terres cultivées il y a fort
longtemps puis laissées à l’abandon, gardent en
leur sein des « ferments »qui permettent à des
arbres, des plantes de pousser là
où ils n’auraient jamais pu se développer
normalement.
L’agriculture à une époque donnée
a donc changé le cours des
choses….
- traces – transmission -
Je fus très émue en découvrant cela et cette idée
commença à me hanter. Des formes symboles
commencèrent à s’imposer à moi:
Légumes-racines, rhizomes, tubéreuses, tubercules….
Ce que je nomme mes légumes-fantômes.
- légumes-fossiles -
Cette histoire soutient mon travail de création,
tant en peinture qu’en sculpture et installation.
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En revenant de voyage, Sophie Adde ouvre des sacs
pleins de mille et une merveilles, piochées au gré du parcours.
Tissus, journaux, affiches froissées et bouts de bois,
servent de support et s’associent à un goût immodéré pour le design textile.
ils se fondent dans un feu d’artifice de couleurs , de
motifs décoratifs et ornementaux, où fleurs et objets
deviennent portraits et témoins du moment
passé.
Chaque toile faite de couches successives de collages
ou simplement supportée par une porte ou un
volet de bois, commence par
l’esquisse d’un petit bout de
tissu, que l’on aurait pu trouver dans le fond d’une
échoppe indienne...
et n’a d’autre but que de faire
tournoyer les yeux ...
On peut retrouver ses tableaux dans les créations
textile de la gamme “aventures des toiles” et pour les éditions
de “la marelle”
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A la recherche des existences cachées, non dites,
mon travail pictural à travers le collage de papiers
anciens, de soie, à motif, imprimés de mots tente
d’extraire une autre réalité humaine :
Saisir les attitudes de personnages dans leur rapport
aux autres, dans leur rapport au décor, ces petites
bribes d’émotion qu’on lâche hors de notre
contrôle pour quelques secondes lasses...
c’est alors une narration superposée qui s’impose
dans un monde devenu parallèle.
La théâtralité de l’existence
donne à voir un bout de
l’âme de chacun en effet de
miroir, ou bien de triptyque
qui se laisse recouvrir d’un
extérieur et d’un intérieur,
ces personnages s’animent et
prennent vie dans un univers
baroque.
Derrière leur masque et leur costume “kaléidoscopés”
certains racontent une partie de leur histoire,
les autres écoutent muets mais leurs regards sondent
celui du spectateur.
Ensemble s’écrit alors une nouvelle version, intarissable
et à l’infini, tel le roman de Tristan.
S’ajoute enfin à cela ce qui est dit dans le décor qui
fait écho à ce qui se chuchote “derrière les murs”
la peinture s’enrichit d’une autre dimension, celle
du secret.
La peinture touche le regard, le regard écoute la
peinture, et la main l’indicible. |
Véronique LaFont est née en 1969. Après 13 années
de vie parisienne, elle réside actuellement à
Nancy. Depuis une vingtaine d’années, elle explore
plusieurs voies, mélange techniques et matières :
peinture, collage, photo, tissu, couture, broderie.
Elle s’inspire du monde végétal, animal, de l’art
populaire et folklorique ; de l’idée d’usure, de patine,
d’altération, de transmission. Son travail, délicatement
coloré, parfois poétique et pointilleux,
se décline en séries de peintures sur toile, et en
touchantes sculptures textiles, joliment nommées.
Créatures Consolantes.
L’enjeu est d’en faire le plus
possible en une série ouverte
dans le temps qui s’arrêtera
le jour où l’envie et la liberté
d’innover auront disparu.
Démarrée en octobre 2002,
cette famille d’animaux anthropomorphiques aux
regards canailles comprend à ce jour 360 membres
dont plus de 250 ont déjà été adoptés ! Elles
sont signées avec un prénom et un numéro de naissance
brodés main, au fil rouge, près de 3 étiquettes
ludiques, et vendues avec une pochette de lavage
sur mesure et une carte d’identité …
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Après quelques années dans le stylisme et le textile,
la destination peinture s’impose en 1999.
Isabelle
Hervé vit et peint à Paris.
Toujours figuratif et coloré, son travail choisit le
genre humain comme sujet favori, le met en scène
avec son volume, sa lumière, ses attitudes et ses
relations aux autres.
Cette fois-ci, ce sont des
grands carrés blancs sur
fonds colorés, où viennent
s‘ébaucher de grandes
silhouettes, assises,
alanguies ou en porte-à -faux .
Là où tout s’enchaîne rapidement, la peinture
permet un arrêt sur image, une mémoire sur des
instantanés, une couleur sur des moments de vie,
une trace du passage.
Les « Assises » invitent à la pause dans le grand
espace blanc de la rue Beaurepaire. |
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