Les nanomatières, ce sont ces "infiniment petits" qui échappent à toute ressemblance ; nos cellules, peut être, telles que l’imagerie scientifique les représente, et les rend à nos yeux si étrangères qu’elles semblent un monde autonome, forme et couleur, jusqu’à la monstruosité- "peindre non seulement l'univers visible, mais l'immensité qu'on peut concevoir de la nature, dans l'enceinte de ce raccourci d'atome".
(Blaise Pascal).
Sur la toile peinte, travaillée comme une affiche lacérée, se font parfois jour d’étranges paysages minéraux, aux échelles variables, indécidables, qui provoquent le spectateur : y a t'il une bonne distance, pour tout voir, pour tenir ensemble le plaisir purement plastique des formes et la tentation d’une lisibilité qui suppose la mise à distance ?
Frédéric Atlan, longtemps actif dans les squats parisiens, pionnier des interventions urbaines et des friches industrielles, travaille désormais à Saint--Loup--de--Naud, et expose avec parcimonie une oeuvre solitaire, obsessionnelle, en rupture avec les rythmes et les codes des espaces où elle a vu le jour. |