ISABELLE BONHOMME / Peintures & Encres

Du 06 au 16 janvier 2017

La danse des souffles

invitation

Au son de la flûte de ney, du kudum, du bandir et autres luths, la voix simple et sobre du chanteur soufi s’élève…

Et le voyage commence.
Pieds nus, coiffé de sa haute toque et de son ample manteau noir,
le regard tourné vers l’intérieur, le derviche fait lentement son entrée.
Bien dans son axe, les deux bras sur la poitrine en forme de croix, dans l’abandon de toute volonté, il attend.
Descente progressive en lui-même.

Au rythme de la musique qui l’émeut, de l’énergie des voix, des louanges chantées,il se met doucement en mouvement.
C’est l’impulsion.

Il pivote sur le pied gauche, tourne du coté gauche, du coté du cœur, écarte les bras.
Sa main droite est levée vers le ciel, elle recueille la grâce divine.
Sa main gauche tournée vers le sol transmet cette grâce à la terre.
Commence alors un lent tournoiement.
Dans son centre règne le calme le plus absolu.
Il rentre dans le rythme et la régularité et nous perd…

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«En mai 2014, j’ai fait une rencontre qui devait me laisser une impression très forte. J’ai assisté à un « Samâ’» à Istanbul.

Ce qui m’a infiniment touchée et bouleversée dans cette danse c’est tout d’abord le dénuement et l’humilité du derviche, sa façon d’entrer, sa façon de prendre place, sa façon de se préparer, dans sa verticalité, le regard tourné vers l’intérieur. Et puis cet abandon, de toute volonté, de tout objectif, de toute performance. Cette entrée progressive en lui- même, cette impulsion comme involontaire qui au rythme des voix, du tambour, de la flute, le pousse à s’élancer dans ce lent tournoiement sur lui-même

A commencé pour moi un long travail sur la danse du Derviche Tourneur.
La toile, ou la feuille au sol, bien installée sur mes deux pieds, j’ai tenté d’entrer dans le déplacement du danseur J’ai jeté l’encre ou l’acrylique sur la surface, l’ai étirée, retenue, écrasée, suggérée, laissée aller, dans la lenteur et le grand calme, ou bien encore dans la rapidité et la fulgurance, le temps d’une profonde expiration. »

d

Isabelle Bonhomme est très tôt attirée par les voyages, avec sans doute l’empreinte de son aïeul le peintre orientaliste Jean-Léon Gérôme.

Diplômée de l’ESAG (Met de Penninghen) en 1979, elle débute sa carrière comme illustratrice et travaille avec les maisons d’édition comme Hachette, Nathan, Casterman, Grasset, Bayard.
A cette époque le thème du voyage est déjà central dans son travail.

Elle l’explore à présent à travers la peinture à laquelle elle se consacre totalement depuis 25 ans.

C’est au retour de ces voyages qu’elle fouille dans sa mémoire sensible, visuelle, sensorielle. Un long processus s’engage alors, pour se réapproprier l’expérience vécue.

Expositions personnelles
2015 Espace Beaurepaire. 28 rue Beaurepaire 75010
2012 Galerie Sinitude. 25 rue de Poitou 75003
2012 Espace Beaurepaire. 28 rue Beaurepaire 75010
2008 La Forge Subtile. Place Saint Sulpice 75006
2005 La Galerie Rouge. 41 rue de Bourgogne 75007
2003 La Forge Subtile. Place Saint Sulpice 75006
1985 Macy Gallery-Columbia University. New-York
1984 Perez Melero Studio. New-York
1983 Institut Audio-Visuel. Paris 75008

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Pour plus d’information : http://isabellebonhomme.wixsite.com/voyages

Le dossier de presse : ICI

Horaires d’ouverture :
Tous les jours de 11h à 20h.

Vernissage vendredi 6 janvier à partir de 18h
Clôture dimanche 15 janvier à partir de 17h

Contact :
Isabelle Bonhomme-Bazin
06 74 37 78 58
i.bazin@neuf.fr